manifeste
O
La liberté ne se donne pas, elle se prend.
Etat des lieux :
Au Maroc, en 2007, deux écoles et un atelier forment de jeunes humains à l’art de la Bande dessinée depuis presque 10 ans. Les rares expériences d’édition et de publication restent des échecs ; parfois par manque de qualité, d’audace mais surtout de réalisme éditorial. Ces projets furent calqués sur un modèle européen, narrativement et éditorialement, sur un modèle vieux de plus d’un siècle, chargé de ses gloires et de ses hontes, sur un modèle qui nie une narration née il y a moins de 20 ans. Un modèle colonial. Safi.
Aujourd’hui, le Maroc change, la bande dessinée peut et doit accompagner cette (r)évolution. Les jeunes artistes de ce pays débordent d’histoires et de talent, de rêves et de cauchemars.
Il ne leur manque plus, maintenant, que le moyen adapté pour rencontrer les lecteurs. C’est une des missions prioritaire du “O”
Qui sommes nous ?
Nous venons de toutes origines géographiques, ethniques, sociales et culturelles.
Nous sommes un groupe sans appartenance politique, religieuse ou philosophique. Dans le “O” chacun peut et doit s’exprimer librement et sincèrement, sans autre censure que celle des autres membres du “O”.
Notre indépendance est essentielle et non négociable. Aucune subvention autre que celle des lecteurs lors de l’achat d’un livre “O”, ou des membres du “O” ne peut exister. Chaque auteur est propriétaire de ses dessins et libre de les vendre pour son profit.
Pour s'inscrire dans le “O”, l‘unique condition est de présenter 5 pages de narration aux anciens membres du “O”, et que 5 de ces membres donnent leur accord à la publication. Dès lors, le nouveau membre devra dessiner son Icône Circulaire et se verra remettre un t-shirt à cette image qui le représente. Il pourra alors prendre part aux décisions importantes lors des réunions hebdomadaire du “O”.
Les soutiens divers (graphistes, vendeurs, penseurs, amis…) prenant part à l'expansion du “O”, se verront intégrés suite à une présence bénéfique pour le “O”.
Nous ne discriminons nos membres sur aucun critère existant.
Nous nous apportons soutient, écoute et respect. Nous sommes tous différents et nous enrichissons de nos spécificité et rions de nos ressemblances.
Nous sommes les sans noms qui observons et traduisons ce qu’il se passe et ceux qui passent. Nous voulons être la voix de ceux qui ne sont pas entendus.
Que voulons-nous ?
Nous voulons que notre travail soit reconnu par nos parents, qu’il aide nos frères, amuse et fasse réfléchir nos enfants. Nous voulons vivre de ce travail et que ce travail fasse parti de nos raisons de vivre.
Nous voulons créer une narration Maroco-Africaine comme l’Europe, l’Asie et l’Amérique se sont trouvée la leur. Nous avons chacun notre histoire, nos richesses, notre culture et devons inventer notre façon de les partager avec le monde entier.
Nous prônons le rapprochement par la compréhension entre citoyens de tous pays.
Nous voulons donner à voir ce que d’autres peinent à cacher. Nous voulons que notre travail parle à l’humble, au riche, au paysan, au citadin, au puissant et au faible.
Nous voulons être le lien qui nous manque pour construire un avenir plus juste, ici et là bas.

Comment allons-nous opérer ? (Voir aussi la charte graphique)
Nos histoires sont libres et c’est librement qu’elles doivent se partager.
Nous imprimons nos histoires en plusieurs langues sur papier bon marché et au moyen de la photocopieuse. Le coût de reviens est proche de 2 DH pour un livre de 32 pages au format A5 (8 feuilles A4 pliées en deux et agrafées en leur centre). Le prix de vente est fixé à 5DH. Nous allons publier plusieurs numéros et chaque numéro comportera des histoires entières ou à suivre. Puisque la BD n’existe pas encore ici, la place est grande ouverte pour les audaces narratives.
La diffusion est un élément aussi capital que la création de nos histoires. Puisque les gens ne viendront pas vers nous car ils ne nous connaissent pas, nous devons aller vers eux.
Nous allons donc diffuser ces histoires de 3 façon différentes et complémentaires :
-phase 3-
TETOUAN 05-12-2007
O
La liberté ne se donne pas, elle se prend.
Etat des lieux :
Au Maroc, en 2007, deux écoles et un atelier forment de jeunes humains à l’art de la Bande dessinée depuis presque 10 ans. Les rares expériences d’édition et de publication restent des échecs ; parfois par manque de qualité, d’audace mais surtout de réalisme éditorial. Ces projets furent calqués sur un modèle européen, narrativement et éditorialement, sur un modèle vieux de plus d’un siècle, chargé de ses gloires et de ses hontes, sur un modèle qui nie une narration née il y a moins de 20 ans. Un modèle colonial. Safi.
Aujourd’hui, le Maroc change, la bande dessinée peut et doit accompagner cette (r)évolution. Les jeunes artistes de ce pays débordent d’histoires et de talent, de rêves et de cauchemars.
Il ne leur manque plus, maintenant, que le moyen adapté pour rencontrer les lecteurs. C’est une des missions prioritaire du “O”
Qui sommes nous ?Nous venons de toutes origines géographiques, ethniques, sociales et culturelles.
Nous sommes un groupe sans appartenance politique, religieuse ou philosophique. Dans le “O” chacun peut et doit s’exprimer librement et sincèrement, sans autre censure que celle des autres membres du “O”.
Notre indépendance est essentielle et non négociable. Aucune subvention autre que celle des lecteurs lors de l’achat d’un livre “O”, ou des membres du “O” ne peut exister. Chaque auteur est propriétaire de ses dessins et libre de les vendre pour son profit.
Pour s'inscrire dans le “O”, l‘unique condition est de présenter 5 pages de narration aux anciens membres du “O”, et que 5 de ces membres donnent leur accord à la publication. Dès lors, le nouveau membre devra dessiner son Icône Circulaire et se verra remettre un t-shirt à cette image qui le représente. Il pourra alors prendre part aux décisions importantes lors des réunions hebdomadaire du “O”.
Les soutiens divers (graphistes, vendeurs, penseurs, amis…) prenant part à l'expansion du “O”, se verront intégrés suite à une présence bénéfique pour le “O”.
Nous ne discriminons nos membres sur aucun critère existant.
Nous nous apportons soutient, écoute et respect. Nous sommes tous différents et nous enrichissons de nos spécificité et rions de nos ressemblances.
Nous sommes les sans noms qui observons et traduisons ce qu’il se passe et ceux qui passent. Nous voulons être la voix de ceux qui ne sont pas entendus.

Que voulons-nous ?
Nous voulons que notre travail soit reconnu par nos parents, qu’il aide nos frères, amuse et fasse réfléchir nos enfants. Nous voulons vivre de ce travail et que ce travail fasse parti de nos raisons de vivre.
Nous voulons créer une narration Maroco-Africaine comme l’Europe, l’Asie et l’Amérique se sont trouvée la leur. Nous avons chacun notre histoire, nos richesses, notre culture et devons inventer notre façon de les partager avec le monde entier.
Nous prônons le rapprochement par la compréhension entre citoyens de tous pays.
Nous voulons donner à voir ce que d’autres peinent à cacher. Nous voulons que notre travail parle à l’humble, au riche, au paysan, au citadin, au puissant et au faible.
Nous voulons être le lien qui nous manque pour construire un avenir plus juste, ici et là bas.

Comment allons-nous opérer ? (Voir aussi la charte graphique)
Nos histoires sont libres et c’est librement qu’elles doivent se partager.
Nous imprimons nos histoires en plusieurs langues sur papier bon marché et au moyen de la photocopieuse. Le coût de reviens est proche de 2 DH pour un livre de 32 pages au format A5 (8 feuilles A4 pliées en deux et agrafées en leur centre). Le prix de vente est fixé à 5DH. Nous allons publier plusieurs numéros et chaque numéro comportera des histoires entières ou à suivre. Puisque la BD n’existe pas encore ici, la place est grande ouverte pour les audaces narratives.
La diffusion est un élément aussi capital que la création de nos histoires. Puisque les gens ne viendront pas vers nous car ils ne nous connaissent pas, nous devons aller vers eux.
Nous allons donc diffuser ces histoires de 3 façon différentes et complémentaires :
-phase 1-
Diffusion gratuite dans des lieux stratégiques de rassemblement et d’attente des gens vivants à nos cotés (ex : source d’eau ; arrêt de bus ; taxis collectifs ; place et rue de souk, hanout). Cette diffusion doit être adaptée à chaque endroit ou opère le “O”. La promotion de nos livres, de nos histoires et de nos réflexions se fera au moyen d’affiches ou de Tags. Chaque numéro sera envoyé à une liste d’organismes, de rédactions de journaux et de personnes influentes.

-phase 2-
Diffusion payante dans les points stratégiques (ex : école, collège, lycée, faculté, centres villes, souk et dans les endroits où la diffusion gratuite a bien fonctionné.) La présence quotidienne à heures fixes sur plusieurs jours est essentielle à la réussite du projet. Les fonds de départs doivent être investi par les membres du “O”.
Les bénéfices seront réinjectés à 75% dans la fabrication et la diffusion des futurs numéros du “O” et à 25% à une caisse de solidarité que les membres du “O” pourront décider d’utiliser pour aider les personnes qui en ont besoin, membre ou pas du “O”.
Les bénéfices seront réinjectés à 75% dans la fabrication et la diffusion des futurs numéros du “O” et à 25% à une caisse de solidarité que les membres du “O” pourront décider d’utiliser pour aider les personnes qui en ont besoin, membre ou pas du “O”.

Organisation de fêtes populaires (annoncées via le dos du livre, le blog internet et les affiches) réunissant les membres “O” et leurs amis musiciens, plasticiens, boulangers, médecins, vieilles femmes dans un esprit de partage, d’échange de savoir et de plaisir. Les anciens numéros du “O” seront vendu à cette occasion. Les futurs membres et les gens intéressés pourront échanger avec les auteurs et membres du “O” . Tous seront invités sans aucune discrimination. Toutes nos pages seront lisibles, visibles et téléchargeables sur internet.
Ils ont réussi à nous faire croire que nous étions faible... cela va changer.
O
Ils ont réussi à nous faire croire que nous étions faible... cela va changer.O
TETOUAN 05-12-2007